lundi 13 février 2017

Nous avons pour une fois abandonné notre mode de voyage habituel et avons bêtement pris un avion pour un voyage de quinze jours en Egypte du 9 au 23 janvier 2017.
Pour ceux que cela intéresserait, les photos de ce voyage sont ici:
ttps://goo.gl/photos/ncXYBwjj5mfH9Z556

mardi 3 janvier 2017

Naissance d'Euskal-Go-bi

Dès le mois de janvier 2016, j'ai commencé à réfléchir à notre nouvelle cellule. J'ai imaginé toute les solutions possibles et fait des dizaines de plans. C'est en juin que j'ai enfin arrêté le projet, assez proche finalement de ce qu'était Euskal-Go: une cellule à fond plat, sur un faux-châssis en remplacement de la benne d'origine du pick-up, déposable si nécessaire, à peine plus longue et plus large que sa sœur aînée, pas plus haute pour entrer aussi dans un container, avec un toit ouvrant en portefeuille pour ne pas risquer de le perdre comme cela nous est arrivé en Argentine et une porte sur le côté plutôt qu'à l'arrière pour moins de poussière sur les pistes.
En avril, j'ai commencé à chercher un pick-up d'occasion que j'ai fini par trouver et acheter à Nimes au début du mois de juin: c'est un Ford Ranger 2012 XL 150cv et 72000 km au compteur. Il a une charge utile de 1300 kg qui en fait un excellent porteur pour une cellule. Son châssis a été renforcé par rapport aux versions précédentes.


Les travaux ont commencé au début du mois de juillet.

Démontage de la benne et fabrication du faux-châssis:













Fabrication d'un pare-choc réglable.
















Le futur plancher est un sandwich de contreplaqué et de mousse de polyuréthane stratifiée.



Les panneaux de mousse polyuréthane de 40mm assurent une bonne isolation. Solidité et rigidité sont obtenues par deux couches intérieur et extérieur d'un complexe de fibre de verre mat 750gr/m2 + tissus bi-biais 450 gr/m2 stratifiées de 1500 gr/M2 de résine.









Premier essayage sur le pick-up et perçage des fixations sur le faux-châssis.















Pose du réservoir d'eaux grises et de sa vanne de vidange.






Fabrication du toit levant.




Ponçage, ponçage, ponçage et encore ponçage, puis apprêt.





Peinture polyuréthane.



Pose du toit, charnières et vérins à gaz.
Poses des baies et des lanterneaux et des portillons de coffres extérieurs.
















Installation du WC, lavabo articulé et bac à douche stratifié dans le sas d'entrée.
Pose de l'évier et de la plaque gaz sur meuble cuisine.




Pose du réservoir d'eau propre (100 litres), de la pompe à eau, du boiler sur le circuit de refroidissement du Ranger, du vase d'expansion et de la vanne thermostatique.





Installation du chauffage gazoil Eberspacher (mais très cher!)




Coffres, vide-poches, rangements en capucine.













2 batteries cellule 100 ah, régulateur solaire MPPT, intallation 220V disjoncteur et interrupteur différentiel, chargeur de batterie, centrale électrique, convertisseur 12/220 600W, etc...






Panneau de commande et de contrôle, liseuse led.

















Panneau solaire 160w.







 




















Coffre à gaz et coffre pour matériel divers.














Toile isolante 17 couches du toit levant et lanterneau.



Position dînette/salon.
Ventilateur extracteur 12v.
Rangements en capucine.




Cuisine, frigo Waeco 12v 80 litres.





Position nuit: lit 140 x 190.
















Troisième feu stop et caméra de recul.



Voici donc Euskal-Go-bi prêt à la route.
Et son premier voyage va le mener en région parisienne pour faire renforcer de deux lames les ressorts arrières aux établissements Chassin.

Deux ans plus tard...

Deux ans déjà... il me semble que c'était hier!

Après la triste fin de nos aventures sud-américaines, nous avons voulu rebondir très vite. Mais il nous a semblé raisonnable de ne plus rêver aux destinations trop lointaines: après tout, nous connaissons si mal la France, encore plus mal l'Europe.
A peine rentrés depuis quelques semaines, sur le salon du véhicule de loisirs de Bordeaux, nous commandons un magnifique fourgon aménagé, un Font Vendôme Vantura: espace, confort, luxe ( enfin, pour nous)...


Comment l'appeler? Euskal-Gros, ça me semble pas mal. Euskal-Gros-Long, c'est pas mal non plus mais j'ai peur de la coquille.
Finalement, nous ne le nommerons pas. Et nous ferons, en France, en Espagne, au Maroc, plus de 20000 km en 15 mois. C'est au Maroc, constatant notre impossibilité à nous engager sur les pistes que nous prenons la décision de revendre notre beau fourgon et de rechercher un pick-up 4x4 qui portera une nouvelle cellule de ma fabrication: ce sera, c'est décidé, Euskal-Go-bi.
Non pas que nous ayons l'intention de sillonner le désert de Gobi - encore que - mais tout simplement parce qu'en basque "deux" se dit "bi".


mercredi 26 novembre 2014

40000 kilomètres en presque 9 mois.

Notre trajet de septembre et octobre 2014 s'affiche en bleu, 8000 kilomètres.
Notre trajet de septembre à avril 2013 s'affiche en rouge, 32000 kilomètres.
Traces relevées au jour le jour par notre GPS Globe 4x4 sous ozi.



Si ...

Si nous n'avions pas eu ce problème de freinage, nous aurions continué notre boucle dans los Lipez, sans repasser par Cheguana ...
Si, à San Pedro d'Atacama, je m'étais écouté, j'aurais continué le voyage par le Chili vers le nord-ouest argentin plutôt que de remonter vers la Bolivie...
Si le douanier bolivien avait été plus c.., il nous aurait interdit l'entrée ...
Si j'étais resté sur la piste caillouteuse, je n'aurais pas glissé ...
Si je n'avais pas voulu à tout prix (!) bivouaquer à San Juan je me serais arrêté plus tôt ...
Si ...
On pourrait croire que je l'ai fait exprès !

Du coup, comme le dit notre fille Alice, prenant à contresens la devise du blog :
"Notre coquille sur le dos, nous rentrons de voyage."


Dernières images.

A San Pedro d'Atacama, nous recherchons vainement un mécanicien digne de ce nom. Le seul que nous trouvons nous renvoie sur un garage de Calama, à 100 kms. Nous irons demain.
Nous passons la soirée à San Pedro, et la matinée du lendemain. Le village serait sympa mais il s'y presse une foule de touristes invraisemblable, et nous n'avons qu'une idée, fuir.



La route de Calama offre une vue impressionnante dur le désert d'Atacama, la cordillera de la sal et le salar au loin.





A Calama, nous trouvons le Servicio de frenos de Calama. On nous rassure d'entrée: notre problème serait dû à l'altitude et à un changement de viscosité du liquide de frein ! Quoi, tout ce détour pour rien ? C'est vrai qu'une fois redescendu à 4500m, nous n'avons plus eu aucun problème. Nous faisons vérifier tout le système de freinage. Les plaquettes usées sont remplacées, les tambours arrières nettoyés, les roues interverties. Et nous achetons même le kit embrayage qu'il nous faudra bientôt remplacer, introuvable dans les autres pays. Pour finir, nous faisons nettoyer Euskal-Go, extérieur, intérieur, moteur, châssis ... Quelle allure !



Et nous repartons, le lendemain, tout content, tirant des plans sur la comète, envisageant la suite du voyage ... Pour l'instant, retour vers la Bolivie, à deux cent kilomètres de là. Dans quelques jours, nous devons retrouver Jacques et Martine à La Paz. Nous pique-niquons aux abords de Chonchi, petit village entouré d'une oasis. Sa petite église d'adobe est l'une des plus belles églises du Chili, avec ses portes et son toit en bois de cactus.







Nous remontons rapidement au dessus des trois mille mètres et retrouvons l'extraordinaire paysage des hauts plateaux volcaniques.






Le ciel se couvre au dessus du salar d'Ascotan. Les plus hauts sommets se sont couverts d'un léger manteau de neige tombés ces derniers jours.



Vigognes et flamants roses sont au rendez-vous.





Nous retrouvons le volcan Ollagüe qui laisse échapper un petit panache de fumée. Quelques maisons autour de la gare précèdent le poste frontière, et nous quittons le Chili.


Quelques centaines de mètres plus loin, c'est Avaroa et le poste bolivien. Un fonctionnaire mal luné tamponne nos passeports. A la douane, le préposé nous informe de l'impossibilité de faire entrer le véhicule en Bolivie, puisqu'il n'y a pas de trace informatique de sa sortie quatre jours plus tôt ! Après une heure d'attente et plusieurs coups de téléphone au poste de douane de la laguna Verde, nous pouvons passer bien que notre formulaire de sortie n'ait pas été retrouvé. Nous obtenons une nouvelle autorisation d'importation temporaire du véhicule pour un mois. Dommage, cette fois ci, que l'on ne nous ait pas refoulés, ou pour le moins retenu 24 heures !




Nous entrons donc de nouveau  en Bolivie, laissant sur le carreau un auto-stoppeur qui veut gagner Uyuni: il ne saura jamais qu'il a eu bien de la chance qu'on ne l'emmène pas!

Une large piste longe le salar de Cheguana qui devient très mauvaise après quelques kilomètres. Je l'abandonne pour prendre celle qui circule au beau milieu de salar et que nous avions prise en sens inverse quatre jours plus tôt.


Le sol plus humide de la pampa de Luntapa nous sera fatal. Comme on le voit ci-dessus, je quitte la piste principale très mouillée. Quelques centaines de mètres plus loin, je vire légèrement pour éviter une flaque et je pars dans un dérapage incontrôlé qui finit comme ci-dessous.



Sortis indemnes de l'accident, nous serons secourus le lendemain. Sans aucune possibilité de dépannage et réparation sur place, ni même sans doute en Bolivie nous abandonnons l'épave après l'avoir remorquée jusqu'au  village. Quatre jours plus tard, nous étions de retour en France.