jeudi 20 juillet 2017

Istanbul

Nous franchissons la frontière en début de matinée. Deux cent quarante kilomètres jusqu'à Istanbul. Nous devrions y être en début d'après-midi, pour éviter les encombrements.
Manque de chance, un accident à l'entrée de l'autoroute nous bloque longuement. J'aurais dû rester sur la nationale qui longe la mer de Marmara. Du coup, nous entrons dans la mégapole stambouliote sur le coup de 17h, bonjour la circulation. Le GPS finit par nous conduire au parking sur lequel nous pensons nous installer: refus du gardien. Nous tournons pendant une heure avant de trouver un "otopark" au bord de l'eau et de la grande avenue "Kennedy cadessi": bruyant, sans doute, mais à 20 minutes à pied de la mosquée bleue.
Nuit calme, étonnamment. L'explication nous vient au matin. Nous sommes à deux semaines du référendum et Erdogan doit prendre la parole au cours d'un meeting dans l'après-midi, à quelques encablures de notre bivouac. "Kennedy cadessi" artère vitale d'Istanbul, est fermée à la circulation depuis minuit.




Le portrait du maître de la Turquie s'affiche partout, barré du oui sollicité: "EVET", notre premier mot turc.
Nous ne saurons pas tout de suite comment se dit non.






Le tunnel qui relie les deux rives est fermé aussi pour la journée. Les hélicoptères tournent dans le ciel gris.






Nous partons à la découverte de la ville.


Nous découvrons avec beaucoup d'émotions Sultanahmet Camii, la superbe mosquée bleue, achevée en 1616 après seulement 6 années de travaux.





La coupole principale, soutenue par quatre énormes piliers et ses innombrables petites sœurs libèrent un espace incroyable, inconnu dans les cathédrales de notre monde chrétien.




Les milliers de carreaux de faïence d'Iznik, souvent dans les tons bleus, donnent son nom à la mosquée.


Face à la Mosquée Bleue, Aya Sofya, Sainte Sophie ( ou plutôt Sainte Sagesse) dresse son imposante silhouette depuis l'an 537, après, là aussi, six années de travail. La coupole de 32 m de diamètre culmine à 56 m de hauteur, symbole de l'empire byzantin pendant plus de 10 siècles.








Certaines des mosaïques datent du X° siècle




La prise de Constantinople, en 1453, entraîne la transformation de la basilique chrétienne en mosquée.

Nous gagnons ensuite le Grand Bazar: avec 200.000 m2 et 4000 échoppes, c'est le plus grand marché couvert au monde.






Une autre visite s'impose en fin d'après-midi, celle de la plus grande mosquée d'Istanbul, Süleymane Cammii, la mosquée de Soliman le Magnifique qui surplombe la Corne d'or et le Bosphore de ses quatre élégants minarets.








Nous retournons, fatigués par des heures de marche vers notre Euskal-Go: il nous faudra attendre une heure, assis sur un trottoir, pour qu'on nous laisse enfin traverser Kennedy cadessi sur laquelle enfin la circulation est rétablie.

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Euskal-Go-bi au pays des Mollahs: en route pour l'Iran

Cette fois-ci, vous ne suivrez pas notre voyage au jour le jour. Nous sommes rentrés depuis trois semaines.
Partis le 30 mars, nous avons fait un petit crochet par les hautes Alpes. A Puy Sanières, au dessus du lac de Serre Ponçon, nous avons passés trois jours avec Marie Noëlle , Alexandre et nos petits enfants Eneko et Amaiur. Ils préparent un grand voyage en famille, et partiront fin juin, sac au dos, pour un an, vers l'Indonésie et l'Asie du sud est.
Le 5 avril, nous embarquons à Ancône pour une traversée de l'Adriatique et débarquons en Grèce le lendemain.


Une grosse journée de route nous fait traverser le pays. Nous bivouaquons près d'Alexandropouli, au bord de la mer Egée, à un quarantaine de kilomètres de la frontière turque.
Nous avons déjà parcouru près de deux mille kilomètres, mais le voyage commence vraiment demain.

lundi 13 février 2017

Nous avons pour une fois abandonné notre mode de voyage habituel et avons bêtement pris un avion pour un voyage de quinze jours en Egypte du 9 au 23 janvier 2017.
Pour ceux que cela intéresserait, les photos de ce voyage sont ici:
ttps://goo.gl/photos/ncXYBwjj5mfH9Z556

mardi 3 janvier 2017

Naissance d'Euskal-Go-bi

Dès le mois de janvier 2016, j'ai commencé à réfléchir à notre nouvelle cellule. J'ai imaginé toute les solutions possibles et fait des dizaines de plans. C'est en juin que j'ai enfin arrêté le projet, assez proche finalement de ce qu'était Euskal-Go: une cellule à fond plat, sur un faux-châssis en remplacement de la benne d'origine du pick-up, déposable si nécessaire, à peine plus longue et plus large que sa sœur aînée, pas plus haute pour entrer aussi dans un container, avec un toit ouvrant en portefeuille pour ne pas risquer de le perdre comme cela nous est arrivé en Argentine et une porte sur le côté plutôt qu'à l'arrière pour moins de poussière sur les pistes.
En avril, j'ai commencé à chercher un pick-up d'occasion que j'ai fini par trouver et acheter à Nimes au début du mois de juin: c'est un Ford Ranger 2012 XL 150cv et 72000 km au compteur. Il a une charge utile de 1300 kg qui en fait un excellent porteur pour une cellule. Son châssis a été renforcé par rapport aux versions précédentes.


Les travaux ont commencé au début du mois de juillet.

Démontage de la benne et fabrication du faux-châssis:













Fabrication d'un pare-choc réglable.
















Le futur plancher est un sandwich de contreplaqué et de mousse de polyuréthane stratifiée.



Les panneaux de mousse polyuréthane de 40mm assurent une bonne isolation. Solidité et rigidité sont obtenues par deux couches intérieur et extérieur d'un complexe de fibre de verre mat 750gr/m2 + tissus bi-biais 450 gr/m2 stratifiées de 1500 gr/M2 de résine.









Premier essayage sur le pick-up et perçage des fixations sur le faux-châssis.















Pose du réservoir d'eaux grises et de sa vanne de vidange.






Fabrication du toit levant.




Ponçage, ponçage, ponçage et encore ponçage, puis apprêt.





Peinture polyuréthane.



Pose du toit, charnières et vérins à gaz.
Poses des baies et des lanterneaux et des portillons de coffres extérieurs.
















Installation du WC, lavabo articulé et bac à douche stratifié dans le sas d'entrée.
Pose de l'évier et de la plaque gaz sur meuble cuisine.




Pose du réservoir d'eau propre (100 litres), de la pompe à eau, du boiler sur le circuit de refroidissement du Ranger, du vase d'expansion et de la vanne thermostatique.





Installation du chauffage gazoil Eberspacher (mais très cher!)




Coffres, vide-poches, rangements en capucine.













2 batteries cellule 100 ah, régulateur solaire MPPT, intallation 220V disjoncteur et interrupteur différentiel, chargeur de batterie, centrale électrique, convertisseur 12/220 600W, etc...






Panneau de commande et de contrôle, liseuse led.

















Panneau solaire 160w.







 




















Coffre à gaz et coffre pour matériel divers.














Toile isolante 17 couches du toit levant et lanterneau.



Position dînette/salon.
Ventilateur extracteur 12v.
Rangements en capucine.




Cuisine, frigo Waeco 12v 80 litres.





Position nuit: lit 140 x 190.
















Troisième feu stop et caméra de recul.



Voici donc Euskal-Go-bi prêt à la route.
Et son premier voyage va le mener en région parisienne pour faire renforcer de deux lames les ressorts arrières aux établissements Chassin.

Deux ans plus tard...

Deux ans déjà... il me semble que c'était hier!

Après la triste fin de nos aventures sud-américaines, nous avons voulu rebondir très vite. Mais il nous a semblé raisonnable de ne plus rêver aux destinations trop lointaines: après tout, nous connaissons si mal la France, encore plus mal l'Europe.
A peine rentrés depuis quelques semaines, sur le salon du véhicule de loisirs de Bordeaux, nous commandons un magnifique fourgon aménagé, un Font Vendôme Vantura: espace, confort, luxe ( enfin, pour nous)...


Comment l'appeler? Euskal-Gros, ça me semble pas mal. Euskal-Gros-Long, c'est pas mal non plus mais j'ai peur de la coquille.
Finalement, nous ne le nommerons pas. Et nous ferons, en France, en Espagne, au Maroc, plus de 20000 km en 15 mois. C'est au Maroc, constatant notre impossibilité à nous engager sur les pistes que nous prenons la décision de revendre notre beau fourgon et de rechercher un pick-up 4x4 qui portera une nouvelle cellule de ma fabrication: ce sera, c'est décidé, Euskal-Go-bi.
Non pas que nous ayons l'intention de sillonner le désert de Gobi - encore que - mais tout simplement parce qu'en basque "deux" se dit "bi".


mercredi 26 novembre 2014

40000 kilomètres en presque 9 mois.

Notre trajet de septembre et octobre 2014 s'affiche en bleu, 8000 kilomètres.
Notre trajet de septembre à avril 2013 s'affiche en rouge, 32000 kilomètres.
Traces relevées au jour le jour par notre GPS Globe 4x4 sous ozi.



Si ...

Si nous n'avions pas eu ce problème de freinage, nous aurions continué notre boucle dans los Lipez, sans repasser par Cheguana ...
Si, à San Pedro d'Atacama, je m'étais écouté, j'aurais continué le voyage par le Chili vers le nord-ouest argentin plutôt que de remonter vers la Bolivie...
Si le douanier bolivien avait été plus c.., il nous aurait interdit l'entrée ...
Si j'étais resté sur la piste caillouteuse, je n'aurais pas glissé ...
Si je n'avais pas voulu à tout prix (!) bivouaquer à San Juan je me serais arrêté plus tôt ...
Si ...
On pourrait croire que je l'ai fait exprès !

Du coup, comme le dit notre fille Alice, prenant à contresens la devise du blog :
"Notre coquille sur le dos, nous rentrons de voyage."