jeudi 30 novembre 2017

La Svanétie.


Quittant Koutaïssi, nous empruntons de jolies petites routes de campagne, si petites d'ailleurs, que nous attirons l'attention des policiers: ils nous découvrent près d'une source où nous piquent niquons, s'interrogent sur notre présence, nous demandent de ne pas nous attarder et se mettent en devoir de nous escorter. Ils nous abandonnent à la limite de leur juridiction et passent le relais à leurs collègues. La chose se reproduit une quinzaine de kilomètres plus loin. Enfin, à Tsalenjikha, nous pouvons repartir seul.
A Lia, nous retrouvons la route principale qui remonte la vallée du fleuve Inguli en direction de Mestia, au pied du toit de la Géorgie, le mont Ouchba (4710m) et le mont Chkhara (5068m). 


Une météo médiocre voile des paysages superbes. L'humidité permanente de la vallée encaissée offre
un terrain favorable, en altitude, à de magnifiques rhododendrons.



Au détour d'un virage, nous apercevons les premières tours de défense, caractéristiques des villages de la vallée.



Le printemps s'annonce enfin et on s'affaire dans les villages aux labours et aux semailles. La traction animale reste la règle.






Si nécessaire, on peut tout de même faire appel à la modernité.



Nous sommes arrivés en haute Svanétie, et découvrons Mestia, la capitale svane, 3000 habitants, haut lieu du tourisme géorgien, paradis des randonneurs et de quelques skieurs. Dans le vieux village, chaque maison possède sa propre tour où la famille se réfugiait pendant les périodes troublées ou lors d'épisodes climatiques dramatiques.













Ce petit "market" n'est pas représentatif du commerce de la vallée. Le centre de Mestia, récemment rénové, offre d'autres possibilités. Pas question toutefois de supermarché.



Nous partons pour Ouchgouli, le fin fond de la vallée, sans savoir si la piste est praticable au delà du village, à quarante kilomètres de Mestia. Après les premiers kilomètres asphaltés, nous roulons sur une route en construction qui s'avère extrêmement pénible. D'un commun accord, nous faisons demi-tour. Nous apprendrons plus tard que nous avons manqué une très belle piste: dommage, mais nous approchons de la fin du voyage et il faut songer aux 5000 longs kilomètres qui nous ramèneront en France.



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