dimanche 26 octobre 2014

Potosi.

Très en retard sur le blog, et pas en mesure de le mettre véritablement à jour, je vous propose ici les photos de nos deux jours à Potosi.


Superbe route de Sucre vers Potosi, à près de 4000m d'altitude.  Surprise dans l'après-midi, à 3300m, nous croisons un camion des transports Mendy, dans les landes, où notre fils a travaillé plusieurs années. Recyclage de nos vieux camions.


Vue d'en haut, Potosi n'est pas vraiment une ville charmante.




En bas, on découvre de splendides monuments coloniaux et églises baroques. Au XVII° siècle, Potosi était l'une des villes les plus importantes au monde, et les plus riches, grâce à ses mines d'argent, dans lesquelles, en trois siècles, sont morts plus de huit millions de mineurs.






Avec une agence touristique tenue par d'anciens mineurs, nous partons à la découverte d'une importante mine. Déguisement obligatoire.



Pour supporter les difficiles conditions de travail, le mineur gonfle sa joue de feuilles de coca.


Après concassage, le minerai - argent, plomb, zinc, cuivre, est séparé mécaniquement des déchets.



Les mines s'ouvrent à 4500m d'altitude.



Nous pénétrons dans l'étroit boyau.



Les mineurs poussent les lourds wagonnets sur des rails en bois très abîmés.



Les tuyaux conduisent l'air comprimé vers les galeries en activité.



Au fond d'une galerie, Tios Benito, diable protecteur, attend les offrandes des mineurs, et des touristes. Certaines des jeunes femmes du groupe se seraient bien assises sur ses genoux !



La progression n'est pas toujours facile, et Nicole n'apprécie pas du tout les trois hautes échelles successives dans un boyau vertical de 80 cms de diamètre, entrecoupé de paliers minuscules. L'air est rare.


Un mineur, la joue gonflée de coca fore manuellement le trou où il va insérer un bâton de dynamite.


Ses compagnons s'affairent dans une galerie verticale.



Nous sortons enfin à l'air libre, après une heure et demie un peu éprouvante.



Devant le marché.







Visite de la magnifique Casa de la Moneda, qui pendant trois siècles frappa les pièces de la monarchie espagnole.



La vierge est représentée dans le cône du cerro Rico, la montagne argentifère de Potosi.



Ces laminoirs de bois, uniques au monde, ont été importés d'Espagne au XVI° siècle en 14 mois, et pourraient encore fonctionner.





Les objets en argent, civils ou religieux, témoignent de l'incroyable richesse passée de Potosi.



Les coffres à la fermeture ultra sophistiquée servaient à transporter les pièces de monnaies jusqu'en Espagne.



Les pièces étaient frappées manuellement, une à une, dans ces étaux de fer.



Au XIX° siècle, la vapeur fait son apparition, puis l'électricité. La Casa de la Moneda fonctionna jusqu'en 1959.





Nous partirons ans l'après-midi vers Uyuni.

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