jeudi 7 septembre 2017

Monastère Saint Stéphane, dernier jour en Iran.


Pour nos deux derniers bivouacs iraniens, nous voici à la frontière du Nackichevan, petite république isolée à la fois autonome et rattachée à l'Azerbaïdjan ( le pays, cette fois). Les eaux boueuses de l'Araxe séparent les deux pays. Barbelés et miradors témoignent de l'ancienne appartenance du pays à l'URSS: le rideau de fer s'est à peine entrouvert. Les relations semblent délicates, et les abords de la frontière, semés de panneaux d'interdictions diverses, pas très engageants. D'ailleurs nous nous ferons déloger de notre bivouac, trop proche de la frontière, et renvoyer près de Jolfa pour la première nuit. Le deuxième soir, les policiers auront pitié des cyclistes exténués qui bivouaquent avec nous et renonceront à nous faire déguerpir.


La belle lumière du soleil couchant illumine la vallée de l'Araxe.


Le monastère de Saint Stéphane, premier martyr du monde chrétien, et sa magnifique église arménienne du VII° siècle, se cachent dans le repli d'un petit vallon boisé. Nous sommes, à vol d'oiseau, à une quarantaine de kilomètres de l'église de Saint Thaddée, notre premier bivouac en Iran, un mois plus tôt.



 











Près de Jolfa, de l'autre côté de la rivière, une petite église arménienne dresse son élégant clocher au pied des montagnes du Nackichevan. Nous faisons nos dernières courses iraniennes, caviar compris (d'Azerbaïdjan) dans la zone franche de Jolfa. Puis nous descendons la vallée de l'Araxe jusqu'à Norduz où nous passerons demain le frontière vers l'Arménie.






En nous éloignant de la frontière pour chercher notre bivouac, nous dépassons quatre cyclistes qui peinent dans la forte montée, dont un jeune couple français. Leurs amis, depuis peu, belge me semble-t-il pour lui, suisse pour elle, tous deux d'un certain âge, sont moins en forme, et même épuisée quant à elle. Ils pédalent les uns et les autres depuis trois ou quatre mois mais ne se sont rencontrés que deux jours plus tôt sur les routes arméniennes. C'est leur premier jour en Iran et leur but ultime, c'est encore la Chine.
Tous les quatre apprécient la soirée que nous passons ensemble, le dîner revigorant que nous leur préparons et la douche chaude qu'ils prennent chez Martine et Jacques ou chez nous.



Après une nuit orageuse qui manque d'emporter les tentes, le jeune couple reprend la route de la montagne vers Tabriz tandis que leurs amis s'en vont plus tranquillement vers Jolfa où ils vont se refaire des forces quelques jours.



Avant la frontière, nous échangeons à Nordouz nos derniers rials contre des drams arméniens et faisons nos adieux à l'Iran, ce pays si attachant.

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