mercredi 6 septembre 2017

Le vieux village de Masuleh.

Nous avons eu bien de la peine, hier soir, à trouver notre bivouac au milieu des rizières, où nous craignions les moustiques... qui ne se sont pas montrés. Nous passons la nuit entre rizière et rivière. Les pêcheurs du village voisin, de l'autre côté du pont, ne s'émeuvent pas de notre présence.





Le riz et le thé se partagent la plaine fertile de la région de Rasht. L'humidité de la Caspienne, arrêtée par la barrière des monts Alborz, retombe en abondantes précipitations, indispensables à ces deux cultures.




A une cinquantaine de kilomètres de la grande ville, l'ancien village de Masuleh, niché dans la montagne, attire les touristes iraniens. Construit au X° siècle, Masuleh superpose ses vielles maisons sur le flanc abrupte de la montagne, dessinant terrasses et placettes sur leurs toits de terre battue. Les étroites ruelles du bazar s'y glissent dans la pénombre.


Les affiches et banderoles des élections présidentielles flottent encore au vent. Roani, plus modéré que progressiste, a été réélu sans surprise pour un deuxième mandat.










Une piste nous fait passer un haut col et serpente longuement sur les crêtes. Le bleu des myosotis prend le pas sur le vert tendre des vallons.



De rares villages isolés attendent la route dont nous rencontrons, en redescendant vers Khalkahl, les premiers travaux.


Nos cartes et nos GPS s'allient pour nous fourvoyer sur l'ancienne route d'Ardabil. Nous répondons gentiment aux grands gestes des occupants des quelques voitures que nous croisons, avant de réaliser qu'ils ne nous saluent pas mais nous indiquent que la route est coupée. Un barrage récent occupe la vallée, et nous retournons jusqu'à Khalkhal - 40 km pour rien - d'où part la nouvelle route, un large ruban de velours noir , qui va nous ramener, après un large détour, sur la route de Tabriz. Tant pis pour Ardabil.

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