lundi 31 juillet 2017

Lac de Van, Mont Ararat.

Nous avons cru d'abord, en voyant de grandes tentes blanches, de part et d'autres de la route, qu'il s'agissait de camps de réfugiés syriens: nous sommes à 80 km de la frontière. Ce ne sont que les campements d'estive des bergers kurdes





Nous traversons Diyarbakir sans nous attarder. Très importante ville kurde, Diyarbakir n'est pas l'objet des mêmes attentions que les grandes cités du reste de la Turquie: banlieues sales, mauvais réseau routier ...
Sur la route de Bitlis, nous déjeunons de délicieuses truites grillées à Malabadi près du superbe pont du XII° siècle, la plus large arche de pierre au monde qui culmine à 19 m.





Nous longeons la rive nord du lac de Van, sur 125 km, entouré des montagnes enneigées qui le dominent de leurs 3000 m. Le lac de Van et sa région mériterait trois jours de visite, mais nous sommes en route pour l'Iran.




Nous bivouaquons au bord du lac et discuteront au matin avec des bergers kurdes.




Au nord est du lac de Van, la route s'élève rapidement vers de vastes plateaux inhospitaliers,balayés par le vent, encombrés de coulées volcaniques.



Nous longeons maintenant la frontière iranienne, sous la surveillance des miradors, turcs ou iraniens.


Le dernier col franchi, à 2700 m, nous découvrons la masse imposante de l'Agri Dagi, 5165m, dans laquelle nous reconnaissons la silhouette éternelle du mont Ararat. Il s'est même découvert pour nous de l'écharpe de nuages qui dissimule la plupart du temps son sommet. Sa dernière éruption remonte à 1840.





Nous descendons enfin vers Dogubayazit, dernière ville turque avant l'Iran. Nous bivouaquerons devant le fascinant palais de d'Isak Pasa qui domine la ville, merveille d'architecture du XVII° siècle qui ne compte pas moins de 366 pièces.





Demain, nous entrons en Iran. Nous avons parcouru un peu plus de 5000 km.




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