lundi 16 octobre 2017

Tbilissi.

Nous passons la frontière géorgienne en fin de matinée, sans aucune difficulté. Côté géorgien, policiers et douaniers sont bien plus détendus et souriants que leurs homologues arméniens, à la mine pas tibulaire, mais presque.
Au douanier qui nous souhaite la bienvenue en Géorgie, le visage fendu d'un large sourire, je renvois, en anglais, un jovial " You have a good cheese!"; Mais qu'est ce qu'elle a, Nicole, pourquoi elle me regarde avec un air ahuri en me parlant de fromage? Smile, pas cheese ! Ben oui, c'est juste pour faire sourire sur la photo, cheese! Je vais me mettre au géorgien, tiens.
Bon, autant les douaniers géorgiens sont sympas, autant les conducteurs, surtout ceux qui conduisent de gros camions, sont inquiétants. La Géorgie est l'un des pays les plus accidentogène. On se demande comment on arrive entier à Tbilissi.
Nous trouvons à nous installer au cœur de la capitale, sur le parking même de la municipalité, au bord d'un joli parc où les habitants viennent faire leur gymnastique. Nous y passerons trois nuits consécutives dans la tranquillité la plus totale.



Tbilissi compte 1.4 million d'habitants et s'étend sur les deux rives du fleuve Koura qui se jettera dans la Caspienne. C'est évidement la vielle ville qui va retenir notre attention entre l'imposante place de la liberté et l'ancienne cathédrale arménienne près de la Koura.



Les jolis balcons de bois sont l'un des attraits de la ville: le travail de restauration entrepris à de beaux jours devant lui, tant les vieux quartiers sont en piteux état.

  
Plusieurs parcs constituent le poumon de la ville et offrent un large cadre à de nombreuses œuvres des XIX et XX° siècle.


Après l'éclatement de l'union soviétique, les tbilissiens ont pris l'habitude d'arrondir leur fin de mois en vendant leurs trésors sur les trottoirs de la ville: cette brocante quotidienne perdure aujourd'hui.





Pas de visite de Tbilissi sans une dégustation de vin que les géorgiens considèrent comme les meilleurs du monde. Nous n'avons pas été totalement convaincus. Il est vrai que nous sommes restés raisonnables.



La nouvelle cathédrale arménienne Saméba domine la ville depuis 2006.


Une passerelle piétonne ultra moderne, voulue par l'ex président Sakachvili, relie les deux rives: les tbilissiens l'ont surnommée "always ultra" pour sa forme qui rappelle celle d'une protection féminine bien connue.

 

Nous empruntons d'étroits passages sous les immeubles pour découvrir d'agréables cours sur lesquelles donnent quelquefois de très belles façades anciennes.







 Au dessus du quartier Bethléem, la statue de la mère Géorgie, édifiée en 1958 pour le 1500° anniversaire de la ville, tient dans sa main gauche une coupe de vin pour les amis, et dans sa main droite le glaive qui pourfendra les ennemis.







Un téléphérique permet de rejoindre sans fatigue la colline où se dresse la forteresse de Narikala.



En contrebas, le quartier des bains et la mosquée: la pluie nous précipite dans un taxi qui nous ramène à notre bivouac pour un moment de repos. C'est fatigant les grandes villes!



Nous ressortons l'orage passé pour une promenade dans les quartiers populaires et un bout de messe dans l'ancienne cathédrale.






La journée se termine dans une taverne typique de la capitale, un "sakhinklé" autour d'un plat d'énormes "khinkalis", gros raviolis que les géorgiens font descendre à grand renfort de bière et de vodka: on vous l'a dit, la Géorgie est l'un des pays les plus accidentogène!



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