mardi 15 août 2017

Caravansérail de Khargushi

Quelques kilomètres après Ispahan, deux policiers contrôlent nos passeports, étonnés de voir passer des touristes sur la petite route qui mène à Varzaneh. 
Aux abords d'un village, nous sommes intrigués par un grand nombre de belles tours de terre qui ne possèdent aucune entrée au niveau du sol: tours défensives probablement et grenier des villageois.





A la sortie de Varzaneh, nous entrons sur une bonne piste, malgré les conseils contraires d'un garçon à vélo qui nous fait comprendre que nous allons traverser un vrai désert. Une averse nous y accueille et nous ne rencontrons strictement personnes jusqu'à ...
Jusqu'à Benoît et Romain, qui pédalent courageusement sur les cailloux! Parti de France depuis janvier, Benoît le lyonnais a été rejoint depuis quelques semaines par Romain, son copain grenoblois, à moins que ce ne soit le contraire. Et pédalant dans le désert, les mirages charcutiers les assaillent, et la promesse d'un verre de vin dans la brume de chaleur que l'averse a fait naître du sol.
Ils sont bien tombés, les gars, et le moral remonte en flèche. C'est qu'il leur en faut un mental: ils roulent vers la Chine, contrairement à ceux qui en arrivent à pied. (Pardon, ça m'a échappé.)





Après un excellent moment, aveuglés par le soleil couchant, ils reprennent la piste vers Varzaneh, avec l'idée d'un beau bivouac au pied des dunes près desquelles nous sommes passés une heure plus tôt.



Quant à nous, nous avons un peu de mal, la nuit venue, à trouver le caravansérail de Khargushi près duquel nous bivouaquerons. Nous le découvrons au matin.



Nous sommes là sur la route de la soie. Tous les 40 kilomètres, un caravansérail accueillait les caravaniers. Celui ci, bien qu'en mauvais état est le plus intéressant que nous ayons eu l'occasion de visiter pendant ce voyage.
Les pierres blanches qui paraient le soubassement de la construction ont malheureusement, pour la plupart, été réemployées ailleurs. Au dessus nous est dévoilée l'incroyable maîtrise des architectes et des maçons dans les innombrables coupoles de brique.





Au centre de la cour, un bassin couvert reçoit les eaux de la montagne, amenées jusqu'ici par un conduit souterrain (quanat).













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