mardi 15 août 2017

Fascinante Ispahan.




Après trois jours de balades dans les Pyrénées, nous voilà revenus en Iran.
Nous entrons dans Ispahan dans l'après midi à la recherche du parking où nous pensons bivouaquer. La circulation, sans être démentielle, est assez chargée et c'est un peu le gymkana, surtout pour moi qui essaye de suivre Jacques au plus près. Pas facile d'empêcher les taxis iraniens de s'insérer entre nous deux. Mais le parking est plein et il nous faut demander l'autorisation de nous installer sur le parking de l'hôtel Abassi: pour une quinzaine d'euros la nuit, nous nous installons au cœur de la ville: une grille nous sépare du joli parc du palais des quarante colonnes, une promenade rafraîchissante pour les familles iraniennes qui s'y promènent en nombre et les touristes que nous sommes. Le soir venu, les bassins s'animent des couleurs de l'arc en ciel des jets d'eau.





Notre journée du lendemain commence sur la place de l'Imam, Naghsh E Jahan, l'une des plus vastes au monde, 500 par 160 mètres. La mosquée royale fait face à la porte monumentale du grand bazar, le palais Ali Qâpu à la mosquée Lotfollah.



 




De jeunes étudiantes (en architecture?) s'essayent aux règles de la perspective sur les pelouses et se laissent photographier avec plaisir. Nous échangeons quelques mots d'anglais.




Bâtie au début du XVII° siècle, l'impressionnante mosquée de l'Imam domine la place des 42m de ses deux minarets.






Dans la cour de la madrassa, un imam francophone répond aux questions des visiteurs curieux d'en savoir plus sur l'islam des mollahs.


Et les mollahs, en veux tu?, en voilà!



Nous déjeunons dans un restaurant traditionnel.




Tout autour de la place s'ouvrent les innombrables boutiques des artisans d'Ispahan, miniaturistes, orfèvres, dinandiers, cordonniers...






La mosquée Lotfollah, achevée en 1619 est un véritable joyau de l'art de la mozaïque persane.




Surprenants décors dans le palais Ali Kâpu.


Le lendemain, nous franchissons le superbe pont aux 33 arches, le plus grand pont d'Ispahan, lui aussi du début du XVII° siècle, qui nous mène dans le quartier arménien.




Nous déclinons les services d'un vieux dentiste arménien qui nous permet enfin, de découvrir la cathédrale Vank, bien cachée dans une petite rue.



A l'intérieur, les fresques couvrent la totalité des murs, scènes évangéliques d'inspirations italiennes. Le terrible jugement dernier ferait frissonner le dernier des mécréants.



Dans la cour, une exposition de dessins d'enfants réclame la reconnaissance du génocide arménien par la Turquie.




L'après midi nous verra déambuler longuement sous les voûtes de brique du bazar pour quelques emplettes.






Nous ne résisterons pas à l'acquisition de deux ou trois grammes d'un odorant safran.


La nuit venue, un taxi nous conduit près du pont Khadjou, aux 24 arches. 
Nous avons la chance d'y entendre une aubade improvisée par quelques sympathiques jeunes hommes qui prennent plaisir à se répondre en chansons. La police y mettra fin en dispersant tout le monde.
Est ce aussi la police qui a flouté toutes mes photos nocturnes? Du coup, l'image ci-dessous est pêchée sur internet.


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Photo internet



Une association nous remercie de notre obole après que nous ayons observé un moment le travail des femmes occupées à confectionner un splendide tapis persan. Il est vrai que le modèle à reproduire nous fait frémir d'envie.




 

La journée se termine sur la place de l'Imam dont les monuments illuminés prennent un relief saisissant sur le noir profond du ciel nocturne.




Avant de quitter Ispahan, un taxi nous conduit à l'autre bout du bazar pour la visite de la mosquée du vendredi, étonnamment située dans le quartier juif., véritable musée d'architecture islamique, du XI° au XVIII° siècle. C'est la plus grande mosquée d'Iran, avec ses 474 voûtes.





A Ispahan nous aurions pu passer huit jours. La ville justifie à elle seule un voyage en Iran. 

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