dimanche 6 août 2017

Saint Thaddée, Takht-E Soleiman

Etonnamment, notre première visite d'un site iranien sera pour un ensemble chrétien du VII° siècle, l'église Saint Thaddée, classée au patrimoine mondial de l'humanité, avec Saint Stéphane et Sainte Marie de Dzordzor. Saint Thaddée est un haut lieu de pèlerinage pour les chrétiens arméniens d'Iran.






Dans ces régions froides, la bouse de vache est le combustible naturel pour le chauffage hivernal.
Nous bivouaquons, pour la première fois en Iran, au pied du monastère.
Nous essayons le lendemain, sans beaucoup de succès, de longer l'immense lac de sel d'Orumiyeh après un déjeuner au menu qui deviendra quasiment le menu quotidien: brochette de poulet ou de bœuf haché accompagnée de riz safrané.



 Pas de gasoil à Myandoabn nous devons faire un détour par Bukan, qui nous vaut un bon moment autour d'un thé avec le jeune gérant de la station service avant de chercher, à la nuit, notre bivouac dans les collines environnantes.







Le lendemain, nous gagnons  Shahin Dezh pat une jolie route à travers les collines: visite chez le barbier, courses alimentaires, déjeuner au restaurant et premier et unique contrôle,  bon enfant,du voyage par la "police secrète" ( c'est comme ça qu'ils se présentent)





Les villages de terre nous font penser aux villages de l'Atlas marocain, à ceci près que les toits sont recouverts d'une étanchéité d'aluminium qui brillent violemment dans le paysage.





Pont de briques du XII° siècle.

Nous voici dans l'après midi devant l'imposante porte de Takht e Soleiman - le trône de Salomon,
autre site classé au patrimoine de l'humanité.


Au sommet arrondi d'un ancien volcan, les fortifications  de l'ancien palais Sassanide, (224-642) entourent le lac de leurs 38 tours en ruine. C'était à l'époque le plus important centre religieux zoroastrien bâti autour du temple du feu.





 Dans le petit musée, les tessons de faïence vernissée témoignent de la richesse du décor de l'époque.



Nous rencontrons, sur le parking, Rachid et sa compagne. Rachid, venu en promenade depuis Sanandja où il tient un commerce de bijoux, parle un excellent français qu'il a appris en regardant des films français, surtout ceux de la Nouvelle Vague dont il connait bien mieux que nous, réalisateurs, acteurs et scénarios. Il est aussi poète, écrivant en kurde plutôt qu'en farsi, lecteur de Rimbaud et de Victor Hugo, passionné de chanson française, dont son smartphone est rempli. Dans notre Euskal-Go, autour d'un verre de vin, nous chantons, avec lui, "la vie en rose", Piaf et Aznavour. Pour Patricia Kass, il en sait plus que nous. Il chante en kurde et nous fait voir des vidéos d'un groupe musical kurde, et des images des combattants kurdes en Irak ( nous sommes à moins de 100 km de l'Irak)
Nous lui offrons le DVD du film " Séraphine", ce joli film où Yolande Moreau campe un touchant personnage.




Nous déclinons à regret leur invitation: Sanandja n'est pas sur notre trajet. 
Tous deux prennent la route du retour vers Sanandja, à 350 km. Nous bivouaquons sur le parking.



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