mardi 8 août 2017

Dash-E-Kavir

Des panneaux contradictoires, des GPS déboussolés nous compliquent un peu la tâche et nous bataillons longtemps avant ne nous présenter à l'entrée du parc national du Kavir où il faut régler notre écot et nous enregistrer.
Une large piste de tôle ondulée s'enfonce dans le désert en direction du lac Namak et du caravansérail de Maranjab, le long de la route de la soie. Nous n'y rencontrons pas de caravane, mais quelques troupeaux de dromadaires et un certains nombre de 4x4 iraniens: la jeunesse dorée de Téhéran aime à s'amuser dans le sable. Nous ne suivrons pas leur exemple, et résisterons à l'appel de la dune malgré l'envie d'aller les sauter. Pas question de risquer l'incident ou la casse en pareil endroit, ni même où que ce soit en Iran, quand on roule dans un véhicule inconnu ici: pas de concessionnaire, pas de pièces, pas de compétences...







Le caravansérail trop restauré n'a pas tellement d'intérêt. On peut y passer la nuit, dans les chambres aménagées ou sous une tente dans l'un des anciens magasins.







Les jeunes filles ont abandonné le voile pour une tenue décontractée et les relations entre les filles et les garçons n'ont rien à envier à celles que l'on connait chez nous. Un gros garçon arbore même un débardeur sur lequel sont imprimées quatre ou cinq jolies filles en bikini mini!
Tout le monde boit du vin, et nous goûtons le vin de Chiraz. Rien à voir avec le Bordeaux et il s'agit d'une production familiale. On nous dira plus tard que chaque famille fabrique son alcool et que, contrairement à ce que l'on croit, l'alcoolisme est un vrai problème.





Nos véhicules ont beaucoup de succès et sont très visités et photographiés.





Pas vraiment un béret basque, mais le bonnet traditionnel en feutre.



Nous contournons le grand lac salé et le terrain me rappelle un peu ce qu'il était dans le sud Lipez, en Bolivie, quand nous nous sommes retournés, mauvais souvenir.
Nous bivouaquons entre l'immense étendue de sel et les hautes dunes, dans la solitude la plus totale.




Nous faisons demi tour au matin, après une petite balade dans les dunes.





Et là, surprise, nous tombons sur un groupe de quatre équipages français qui ont bivouaqué pas très loin de nous. Ils sont en Iran depuis trois semaines, et remontent vers le nord quand nous descendons vers le sud. Jasques a été en contact avec l'un d'entre eux qui fait parti du groupe CCRSM. C'est le seul groupe que nous rencontrerons dans tout notre périple.
Bonne route à eux.


Nous quittons à regret le désert du Kavir, que nous n'avons fait qu'effleurer.

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