mardi 8 août 2017

Qom, ville sainte.

Une longue étape nous mène à Qom, deuxième ville sainte de l'Iran, après Machhad, ville conservatrice s'il en est: nous sommes frappés dès les faubourgs par les silhouettes noires des femmes sur les trottoirs. Une circulation infernale et désordonnée rend difficile notre recherche du parking, en plein centre ville, où nous pensons nous installer. Après bien des détours, nous voici garés à quelques centaines de mètres du magnifique sanctuaire de Fatima, construit au XVI° siècle par Shah Abbas I°, et sans cesse agrandi depuis.
Nous attendrons, Jacques et moi, que ces dames aient été affublées du vêtement obligatoire, avant de pouvoir, accompagnés d'un charmant chaperon, pénétrer dans les lieux saints. Non-musulmans, nous ne pourront accéder au cœur du sanctuaire, le tombeau de Fatima, sœur de l'Imam Reza, huitième imam des chiites. Nous déambulerons toutefois  sans aucun problème dans les cours de prière, souvent abordés et photographiés par les fidèles curieux et surpris de notre présence. Nous sommes bien les seuls touristes occidentaux.








La demoiselle qui nous accompagne, parle anglais: elle nous explique qu'elle a vécu en Allemagne. Etudiante en théologie à Qom, elle retournera en Allemagne à la fin de ses études pour y enseigner le véritable islam.









Des plaques d'or massif recouvrent le plafond de l'iwan.







Dans la cour des femmes, les plaques ne sont que d'argent. Chaque jour, à l'heure de la prière de l'après-midi, des milliers de mètres carrés de tapis sont déroulés, sur lesquelles les discussions vont bon train, sous les regards bienveillants ( bof! ) de Khomeini et Khamenei.









A l'extérieur du sanctuaire, les marchands du temple proposent souvenirs et sucreries. 





Dans le bazar, les couleurs et la diversité des vêtements d'enfants s'opposent au modèle et à la couleur unique des tenues féminines.






L'embarras du choix.


Martine et Nicole, caressent les étoffes, évaluent les drapés, imaginent des transparences, s'enquièrent des prix ou des patrons... et renoncent, à notre grand regret.





L'anglais nous permet quelques échanges avec des iraniens toujours aimables et accueillants.

Aucun commentaire:

Publier un commentaire